vendredi 27 janvier 2012

A l'arrache

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Siem Reap, le 27 janvier, Smiley Guest House

Réveil à 5h30 ce matin pour notre seconde journée de visite sur le site d'Angkor.
Nous étions déjà assommés hier soir, après une journée complète de transports pour arriver ici, et une nouvelle journée entière de marche parmi quelques uns des temples les plus fameux de la cité d'Angkor.
Pas le temps, ni le courage de trier toutes les photos, ni de s'occuper d'écrire...
Punthong est là qui nous attend dehors
En avant !

jeudi 26 janvier 2012

Chek point at the border

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Siem Reap - Smileys Guest House, le 26 janvier. 7h

Avant de lever le camp pour notre première incursion sur le site d'Angkor, je voudrais prendre le temps d'un petit message pour relater le passage de la frontière ainsi que notre nuit à Kratié.

Nous sommes en compagnie de Joss et Vanda, le couple que nous avons rencontré à Vientiane, et avec qui nous avons vraiment sympathisé.  Un nouveau poste frontière est en construction coté Laos; un bâtiment moderne qui reprend certains traits de l'architecture traditionnelle. La route n'est ici plus qu'une piste, et nous le contournons pour accèder au check-out. L'impression est singulière : sacs au dos nous avançons vers une baraque ornée de deux drapeaux communistes. Nous en avons vu beaucoup, puisqu'ils vont de paire, la plupart du temps, avec le drapeau national. Le soleil nous écrase déjà. Je m'étais renseigné, et l'information selon laquelle il faudra nous acquitter de deux dollars supplémentaires par tampon de sortie s'avère exacte. Encore une manière d'extirper des devises, que je négocie âprement en faisant valoir l'âge des enfants. Ça marche souvent !




Je ne sais combien de temps ces marques dureront, mais elles persistent aujourd'hui à nous rappeler un temps révolu, où les frontières avaient une matérialité physique et symbolique, voire idéologique en l'occurrence. 

Entre les deux barrières, deux cents mètres; que nous franchissons avant d'entamer les formalités d'entrée au Cambodge. Pour commencer, avant même le poste douanier, vous devez remplir un remplir un formulaire, dit de santé et affranchir une taxe de 2 dollars. On prend la température de certains. Personnellement, pour les 6 formulaires que nous remplissons, nous ne donnons aucune indication sur notre état de santé. Il s'agit uniquement d'un premier racket. Et le deuxième arrive lors de la vérification des visas, où il faut à nouveau rajouter des dollars. Heureusement pour moi, on ne fait payer que "papa, mama" !!


Kratiè compte soixante mille habitants à peu près. Située à 300 km de la frontière, elle était pour nous un arrêt de choix avant de repartir vers Siem Repa - Angkor. Nous aurions aimé prendre le temps de découvrir cette région qui sort progressivement de son enclavement. Du fait de cet isolement, elle  n'a pas encore été dénaturée. Pendant le trajet qui a amené là de la frontière, nous avons observé un habitat relativement pauvre, impression renforcée par les rizières asséchées et  aucune construction en dur.
Kratié méritait aussi un arrêt par ce qu'il nous permettait de rester au bord du Mékong. 

Une fois posés les sacs dans une guest house à la clientèle très locale, si l'on en juge par les panneaux d'information qui lui sont adressés, nous partons pour une petite promenade . Nous espérons trouver rapidement de quoi manger. Il est presque 16h et nous n'avons rien avalé depuis le  petit déjeuner.
La grande halle du marché est en pleine construction, en plein centre; de ce fait, les rues sont encombrées d'étals en tout genre. Cette ambiance est assez attrayante, d'autant que la population semble encore plus souriante que celle du Laos.




J'aurais encore à dire sur cette belle soirée que nous passons avec nos compagnons de route, dans un restaurant assez branché. C'est la dernière avant Koh Chang où nous nous retrouverons peut-être.
Le tük tük que nous avons rencontré en arrivant hier soir à Siem Reap, Pùnt, est arrivé. Le temps me presse, et il me tarde d'avoir sous les yeux les merveilles d'Angkor, vestiges de la capitale la plus extravagante du "moyen âge" du sud est asiatique.






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mercredi 25 janvier 2012

Le dernier cadeau du Laos avant notre départ

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On me reprochera certainement ces clichés, trop convenus, c'est entendu. Mais c'est sans doute le plus beau cadeau que le Laos nous ait offert pour notre départ; j'en ai profité avec Hortense et Théodore et nous sommes restés subjugués par la succession de couleurs, par l'évolution  chromatique de ces ciels... qui ont été pris à quelques minutes d'intervalle seulement. 










Le voilà qui pointe enfin sa forme astrale.
Les moines arrivent en même temps que lui, et, après avoir reçu leur offrande, prennent le temps d'une prière...


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lundi 23 janvier 2012

Au contact du Mékong, last day in Laos

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Mekong RiverInn, 23 janvier 16h


Entre 16h et 16h30, la lumière devient plus chaude, la température moins brulante, les sons comme assourdis. Dans deux heures, le soleil sera couché. C'est sans conteste le moment de la journée le plus agréable. Et c'est le dernier que nous passons au Laos. Demain matin, les sacs à dos seront à nouveau fermés, nous reprendrons une barque pour traverser le fleuve afin de sauter dans un bus qui nous déposera à la frontière du Kamputchéa.

Hier, nous avons affrêté une bateau pour rejoindre Dong Dêt et Dong Kone. Pendant deux heures, nous longeons les côtes de plusieurs iles. Cette longue balade nous offre l'occasion d'observer la vie des habitants qui peuplent ces berges : le niveau du fleuve baisse encore, mais on distingue aisément le niveau le plus haut, qui correspond peu ou prou à celui sur lequel sont plantées les fondations des pilotis qui supportent les maisons faites de bois et de bambou. A cette époque, chacun dispose de la parcelle laissée vacante par la décrue pour aménager un potager en terrasse, qu'on devine très fertile. En bas, les barques sont souvent retenues par des perches de bambou piquées dans le sol meuble. Parfois, nous apercevons un homme ou une femme qui entretient son filet ; sur l'eau, même si les pêcheurs sont le plus souvent les hommes, il n'est pas rare de distinguer la jupe d'une femme ou les traits d'un enfant. L'eau est délicieuse, et l'on comprend pourquoi les enfants comme les buffles aiment à s'y ébattre longuement. De loin en loin, un temple (Vhat) jette ses couleurs chatoyantes sur le rivage, quand ce ne sont pas les moines qui tâchent la terre rouge de leur robe safran.









Puis, nous finissons par accoster dans le paradis des backpackers au Laos. Des petits bungalows sont disposés le long de la rive. Ces guest houses fontionnent comme des camping, avec les sanitaires au fond du jardin, en retrait. Chacun dispose d'un hamac, dans lequel on se prélasse, en lisant, ou en récupérant des excès de la veille. Là, plus de routes, mais des chemins en terre et une ambiance définitivement plus relaxe, avec les travers que l'on observe souvent là où se concentre ce genre de tourisme. Un peu comme à Goa, Kovalam ou Varkala en Inde : d'un seul coup, on prend des libertés par rapport à la culture locale. Du fait d'un niveau légèrement supérieur en termes de prestations, l'ile où nous nous trouvons est finalement plus « authentique ». Par ailleurs, nous constatons une concentration importante de travellers, alors qu'il n'y a presque personne sur Dong Khong.





Notre exploration sera pourtant très succinte et je ne pourrais me prononcer catégoriquement. Du fait dela chaleur, nous nous arrêtons bientôt dans une gargote. Et quelle n'est pas notre surprise lorsque nous voyons venir à nous Lolo, une copine de Saint Malo. Elle savait par d'autres voyageurs avec qui nous avions fait un petit bout de chemin, que nous étions dans les parages, et nous de même. Mais il aura fallu attendre la toute fin de notre séjour pour que le « hasard » provoque cette rencontre sur une île minuscule. Evidemment, nous passons le temps restant à discuter autour d'une bonne table. Cette rencontre valait bien, à elle seule, cette promenade.










La remontée du Mékong sera plus laborieuse, compte tenu du courant, parfois assez impressionnant. Les fonds sont toujours aussi dangereux et la plupart des passagers que nous croisons sur d'autres bateaux sont corsetés dans 


des gilets de sauvetage ; je reste sur mes gardes pour parer à toute éventualité. Il suffirait de la moindre panne de moteur à certains passages de rapides pour que le frêle esquif se retourne immédiatement. Les enfants s'amusent d'un rien, et Marguerite finit par s'endormir dans la poussette, dont nous nous demandons encore jusqu'où elle tiendra.

Nous savourons chaque instant, sans impatience. C'est notre privilège aujourd'hui d'avoir beaucoup de difficultés à nous repérer dans le temps. Et il est significatif que la proximité de notre départ soit l'unique raison qui nous force à compter les jours. Je le fais sans joie.
On réalise souvent la qualité d'un lieu lorsqu'on l'a quitté. Ce ne sera pas nécessaire pour le Laos, où nous nous sommes vraiment épanouis ; où nous avons gouté la gentillesse et la simplicité de la population ; qui nous aura à jamais marqué par le splendeur du Mékong.

Nous ne pouvions d'ailleurs pas le quitter sans nous donner l'occasion d'un plongeon dans ces eaux un peu troubles. De la même façon qu'il importe pour nous de nous baigner à Saint Malo pour avoir un rapport physique avec la mer, nous nous sommes jetés à l'eau cet après midi. L'eau frise certainement les 25°, le courant est fort, au loin des pecheurs nous regardent et semblent apprécier notre baignade.



















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dimanche 22 janvier 2012

Sunrise to sunset on a motorbike, variations sur le Mékong

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Mekong RiverInn, dimanche 22 janvier, 6h30

Un nouveau jour se lève sur le Mékong. Si ce n'était une radio locale que nous entendons au loin, le calme serait parfait.
Je serais bref ce matin, car le temps m'est compté.
Ce matin, une dédicace, chères lectrices et chers lecteurs, de ces instants d'éternité qui nous sont offerts ici, dans ce morceau de paradis.



Le marché d'hier fut une expérience édifiante. L'habitude des étals luxuriants des villes nous a fait oublier la pauvreté de certaines régions. Vers 6h, nous enfourchons deux vieux bilclous pour nous rendre au marché. Nous trouvons enfin au nord ouest de la bourgade, un grand champ sur lequel sont étalés les produits. Ici, que des vélos ou des honda cubes, une sensation d'espace, liée, sans doute, au nombre relativement restreint des chalands. En fait, on réalise qu'il y aurat presque plus de monde derrière les minces étals que devant. Deux ou trois gargottes vendent des soupes et des brochettes, mais nous n'y voyons personne.
Puis, soudain, une groupe d'une quinzaine d'Italiens débarque, mitraillant à tout va, parlant fort. Nous avons nos légumes et quelques bananes. Il est temps de rentrer.


D'autant que nous devons nous préparer pour la fameuse balade en bateau. Làs, une fois à la maison, la tenancière me reproche de ne pas avoir confirmé, et son gendre n'est pas prêt. Nous jetons un coup d'oeil au bateau et apercevons un commis qui arrive avec une pompe pour évacuer l'eau qui alourdit dangeureusement l'esquif. Même à bon prix, nous renonçons de suite au projet, avec ce bateau là en tout cas. Entretemps, la pluie s'est invité, et nous découvrons le Mékong sous une belle pluie chaude d'été. L'orage s'annoncerait-il ? Dans le doute, nous remettons à plus tard la promenade, et nous rabattons sur la moto, sont rapidement trouvées et négociées.

Sous une légère bruine, nous quittons la guesthouse pour reprendre le chemin qui longe le fleuve, là où nous l'avions laissé la veille. Les garçons sont enchantés de pouvoir conduire ces engins, nettement plus puissants que la mobylette d'Edgar. Nous cheminons tranquillement, nous arrêtant fréquemment pour échanger quelques sourires et d'autres informations relatives au nombre d'enfants que nous avons, à l'âge de Marguerite. A l'embarcadère de l'île, nous croisons une autre famille avec quatre petites filles, partie de la région parisienne pour un tour du monde de deux ans, en camping car. Nous envisageons de nous retrouver à Angkor, avec un peu de chance. On peut suivre leur périple sur Break Around the World.

Nous finissions notre matinée au nord ouest de l'ile. De l'autre coté du bras du fleuve, nous distinguons un village, premier contact avec le Cambodge. Si nous l'avions souhaité, nous aurions pu franchir la frontière à cet endroit, sans même avoir besoin d'un visa. Bien sur, nous n'aurions pas pu aller bien loin après : la plupart des hotels exigent votre passeport...
Nous éprouvons une forte sensation de liberté, comme il se doit pour des motards accomplis !
Après avoir accompli le tour par le sud, nous décidons de finir lla boucle dans l'autre sens pour nous rendre sur la côte ouest et profiter du coucher de soleil. Le résultat est splendide. Tel un point d'exclamation inversé, comme je n'en ai jamais vu je crois...
Il nous faudra presque une heure pour rentrer de nuit. La conduite est plus compliquée : on doit faire attention aux buffles, aux vaches ou autres volatiles qui traversent la route ; les moustiques et surtout les moucherons envahissent l'air et nous fouettent le visage, menaçant notre vision ; enfin il faut gérer de nombreux nids de poule qui parsèment la chaussée. Nous arrivons à bon port, et nous rassasions avec un bon lap chicken, quelques sticky rices, vegetables fried rice, et surtout des fruit shake pour les enfants ; je me contente d'une bonne Beer Lao...
A la fin du diner, nous retrouvons Vincent et Christelle, qui sont arrivés par le bus du matin. Je prends un moment pour discuter avec eux, mais il me faut bientôt rentrer pour travailler. Je m'endors presque sur les photos que je dois trier et n'aurais pas le temps de lire ce soir. La journée a été épuisante.






















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