jeudi 29 décembre 2011

CHIANG MAÏ en vrac

Nice Guest House, Chiang Maï, 29 décembre

Difficile de trouver le temps pour écrire ou ne serait-ce que pour lire. Gérer, occuper ou nourrir quatre enfants  est un travail à plein temps, a fortiori quand rien n'est justement prévu, ni organisé. 




Le travail qu'on ne fait pas chez soi pour préparer son séjour et avoir la sécurité de son organisation, il faut le faire au quotidien quand on préfère la liberté de l'improvisation. J'ai du passer des heures sur le web pour trouver des adresses, dont aucune n'a fonctionné. En descendant du train, nous avons simplement demander au taxi driver de nous trouver un hotel ; ce qu'il a fait. Une adresse potable, avec une belle piscine, ce qui représente un plus. Cependant, au bout de trois nuits, nous décidons que c'est assez : les chambres ne sont pas assez grandes, l'hôtel trop bruyant pour entamer les séances de cours sereinement. C'est pourquoi, à défaut d'obtenir une réponse positive à mes demandes d'informations sur le web, nous sillonons les rues calmes de Chiang Maî, en croisant les doigts pour tomber sur la perle rare. Nous venons juste de la trouver : un hotel dont plusieurs chambres sont encore en travaux. Les volumes sont généreux, le mobilier et l'immeuble neuf ; le tout dans une rue calme entre le night bazar et la vieille ville, c'est à dire les deux poumons touristiques de la ville.


La vieille ville est une ancienne forteresse, entourée d'une ceinture carrée de hauts murs. Les douves qui les bordent sont remplies d'eau et longées par les grands boulevards, qui font donc le tour de cet Intra Muros local. Des musées, des temples et d'inombrables échoppes à touristes jalonnent les rues de cette ancienne capitale du royaume Lanna. Nous logeons à l'est des murs, à mi chemin du night bazar, en plein cœur du quartier « chaud » de la ville. On y retrouve tous ces bars à hotesses et autres salons de massage qui ont fait la « réputation » de la Thaïlande. Autant dire que notre petit convoi dénote un peu dans le décor. Les enfants ne s'étonnent plus de voir sans cesse ces hommes blancs accompagnés de jeunes femmes Thaïes ; sans toujours réaliser que ce n'est pas leur sex appeal qui leur permet cette fantaisie... Notre jeune male s'y laisserait presque prendre tant il est vrai que de se faire apostropher par de ravissantes jeunes femmes ne laisse évidemmment pas indifférent !


Ainsi, nous poursuivons nos longues errances, nous arrêtant de régulièrement pour une soupe de nouilles, pour un jus de fruit ou dans toutes échoppes de rue qui nous semblent prometteuses. Notre alimentation est un peu erratique de ce fait. A l'image des locaux, on mange peu à chaque fois, mais plusieurs fois dans la journée. Fort heureusement, les plats de base sont généralement assez peu épicés : chacun use des condiments, il y en a généralement quatre dont du sucre, à disposition pour relever les plats. Aussi, rester plusieurs jours « à demeure » nous permet de revenir dans les lieux qui nous plaisent. C'est évidemment vrai pour les restaurants, qui n'ont bien souvent qu'un seul plat à proposer, ou pour d'autres endroits, comme la prison des femmes, qui propose probablement les meilleurs massages de Chiang Maï.




Compte tenu des images qui nous restent de l'Inde, on est inévitablement frappé par la propreté de la ville ; et c'est vrai aussi de Bangkok, pour ce que nous en avons vu. Pas le moindre détritus dans les rues, un parc automobile quasi neuf, sans aucune marques européennes, pratiquement aucun mendiants et finalement très peu de personnes assis à ne rien faire, hormis les touristes omniprésents à Chiang Maî, y compris des représentants de plusieurs nations asiatiques. Les panneaux indiquant les taux de change en attestent. J'avais oublié combien tout est facile ici, et avec le sourire même s'il s'avère que ce dernier est souvent commandé. Mais c'est le lot commun des sites touristiques après tout. Cependant, le fait de se promener en famille et de préférer des lieux fréquentés par les Thaïs nous permet de goûter tout au long de la journée à cette gentillesse qui est un des traits marquants de ce pays.


Nous essayons de préparer notre trajet vers Luang Prabang. Nous avons prévu une halte à Chiang Raï, et espérons trouver un hébergement dans la campagne, afin de respirer un autre air que celui des gaz d'échappements. Un temps pour tout. Nous sommes impatients de ressentir le calme du repos, la douceur du temps qui passe au rythme de la contemplation et des marches sur les sentiers dans les rizières, si possible.




Nous visitons des marchés remarquables, aussi bien par la qualité des produits que par leur présentation. De fait, tout y est appétissant. Ici aussi on est loin de l'Inde et de certains aspects rudimentaires. L'organisation et l'hygiène prévalent à chaque moment.





Demain, nous ferons des photos de classe...
Et peut-être prendrons-nous le temps de recopier les recettes d'Hortense, véritables compositions, à moins que ce ne soit l'une de ses histoires ? 
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