samedi 8 février 2014

Ayubowan ! changement d'ambiance


Anuradhapura, Lake View Guest House, le 8 février

Petit run pour se remettre en jambes depuis Pondi. Retour à Madras d'abord directement vers Triplicane road, que nous retrouvons avec un grand plaisir. Cette ville me manque déjà.






Peu de tourisme ici, semble-t-il. Et c'et tant mieux. On se sent un peu privilégiés; de ne pas avoir à négocier chaque course de rickshaw ou pour tout autre achat.
A peine quitter, l'Inde nous manque déjà !



Avec tous ses visages, malgré la saleté, la puanteur parfois, mais avec ses sourires, ses surprises innombrables. Comme dans d'autres pays, on trouve toujours ce qu'on cherche, souvent sans avoir su que nous étions en quête...



Nous nous plaisons à faire le compte de toutes nos habitudes, comme de tous les types d'échoppes de rue où nous nous plaisons. Les tea stall figurant en bonne position, ceux-ci étant des lieux naturels de rencontres et d'échanges.




Dernier Ghee Roast Dosa pour Marguerite... sous les yeux de sa maman (bien rétablie !)






Ayubowan Sri Lanka !

Ce n'est donc pas sans une certaine appréhension que nous scrutons les rues de Colombo à notre arrivée, pour y déceler les indices qui nous permettrons de nous repérer. De multiples traits nous révèlent très vite que nous ne sommes plus dans le même pays : l'apparence des personnes, et des femmes d'abord dont beaucoup portent des jupes, et plus seulement des saris; la présence militaire et policière, qui va avec (peut-être) une propreté des lieux à laquelle nous ne sommes pas habitués. Sitôt arrivés, nous orientons notre première sortie dans le quartier de Pettha. Là se concentrent les gares routières et ferroviaire, le centre commerçant et les grands marchés de Colombo. Les rues sont étroites et encombrées, les façades défigurées par les enseignes en néons; les allées marchandes plongent dans les couloirs des immeubles sans que l'on puisse savoir ce que l'on y trouvera. Nous nous régalons de nouveaux snacks; nous redécouvrons toute la variété de fruits qui fait la saveur des pays tropicaux. 
Nous nous étonnons de voir autant de belles voitures, et beaucoup de Defender, qui équipent l'armée. C'est un trompe l'oeil, bien sur, et très vite, quelques discussions me ramèneront à une plus juste perception des choses : nous sommes dans un pays marqué par un népotisme de première classe : les fruits du développement sont partagés par une petite portion de la population qui entoure le pouvoir.
Très vite, parmi ces discussions, le sujet de la guerre et de la mauvaise paix imposée aux Tamouls arrive sur le tapis. Au yeux de personnes aussi différentes qu'un journaliste (lisez le Monde Diplomatique du mois de mai prochain), d'un habitant de Jaffna, ou d'autres personnes, il semble évident que les termes de la paix imposée par le pouvoir ne saurait éviter, si elle est maintenue ainsi, de nouveaux heurts.










Quoi qu'il en soit, nous décidons de quitter rapidement la capitale pour commencer notre exploration de l'ile, malgré la qualité de notre hébergement, situé dans l'un des beaux quartiers de la cité





Il faut s'armer d'un peu de patience, se doter d'une solide résolution pour trouver le bon bus (pas forcément celui sur lequel est inscrit la destination, et vosu ne pouvez savoir pourquoi, ne parlant pas le cinghalais) et supporter ensuite la chaleur suffocante du bus, en attendant le départ. Commence ensuite un périple marqué par des arrêts au gré des passagers ramassés au bord de la route, par les coups d'accélérateurs et les exclamations des compagnons du chauffeur sur ces prouesses et les risques de collision évités, comme sil s'agissait de vrais faits d'armes. 



Anuradhapura, new bus station. Stop !
Première obligation : trouver la guest house au meilleur prix. Ceci fait, on se jette sur le rice and curry, le plat national, qui ressemble à s'y méprendre à un thali. Pour le moment, aussi bien ici qu'à Colombo, nous nous sommes régalés. 
On hésite à entreprendre la visite complète du site historique, chère pour nos maigres ressources compte tenu par ailleurs de l'intérêt mitigé que nous portons à ce genre de tourisme. Malgré tout, avec  l'aide d'un tuktuk avisé, nous passons entre les mailles du billet pour explorer une bonne partie du site. 
Sans regret : nous sommes ébahis par la piété qui règne dans la foule qui se rend au pied du Holy Tree, un banian vieux de 2500 ans. Ce serait le fruit d'une bouture amenée par l'un des disciple de Buddha, issue de l'arbre sous lequel ce dernier, Siddhartha, a eu sa révélation. Sérénité et calme malgré le nombre, peu de touristes et beaucoup de pèlerins, pour lesquels ce lieu figure parmi les plus sacrés du bouddhisme. Tout ce petit monde est habillé de blanc, hormis les moines bien entendu. Nous sommes ravis et contents de n'être pas passés à coté de ce moment. Un beau souvenir !




Théodore prend le guidon du tuktuk pour nous emmener d'une Dagoba à un temple, ou aux jardins royaux... Fier comme Artaban !











Changement d'ambiance





A venir, les photos de Mihintale, autre lieu historique, qui a clôt de façon magique ce passage dans la région. Demain, direction Trincomalee, ses villages de pécheurs et la pause travail scolaire.