lundi 20 février 2012

Aterrissage

La Haute Flourie, Saint Malo, le 19 février...

Un crane de pirate, figé dans la pierre, regarde l'archipel des îles Chausey, au loin !



Il fait froid. Et ce ne sont pas seulement les températures. 
La semaine qui se termine a été laborieuse, voire difficile
La bulle dans laquelle nous avons vécu a éclaté : chacun renoue les liens délaissés pendant le voyage. Retour à la réalité du quotidien.

Dune nous a accueilli comme si nous nous étions quittés depuis quelques heures. Elle vient se nicher devant la cheminée, et Marguerite fait plus ample connaissance avec elle. Le jardin n'a pas souffert. Ce faisant, il est temps de programmer les travaux d'entretien avant que le printemps ne frappe à la porte : élagage, terrassement et élargissement de la zone de stationnement, aménagement d'un terrain de pétanque, et j'en passe.

Les discussions ne sont pas si ouvertes qu'on voudrait bien l'imaginer. On peut montrer les photos, raconter quelques anecdotes, mais peu de personnes peuvent se figurer la réalité de ce que nous avons vécu. Sur place, j'étais dans l'évidence. Ici, je redécouvre des impressions que j'avais déjà éprouvées à notre retour d'Inde : si on a pas été sur la route dans des conditions comparables, ce n'est pas si simple à imaginer.

Bref...

Je ressors la 2 CV, qui démarre heureusement au quart de tour, pour faire mon petit tour. D'abord Solidor, à l'origine de notre ancrage à Saint Malo ... La lumière est belle, même sous un ciel grisonnant. 
Je file ensuite chez Jean-Pierre, Comarin, sur l'esplanade du port des Bas Sablons. On y trouve tout les accessoires du plongeur, et quelques bons tuyaux en prime : on me dit notamment qu'il vaut mieux attendre que l'eau se réchauffe avant de retourner au fond, au mois de juin par exemple. Je repars un peu dépité, mais en sachant quelles palmes m'acheter. Le moteur ronfle lorsque je m'élance à l'assaut d'Intra Muros, en passant au-dessus des écluses. La fête foraine de la Sainte Ouine est encore là, me barrant le passage, et m'obligeant à rentrer dans les remparts. Je croise quelques visages connus; les sourires sont amènes. Ça fait du bien. Je sors enfin par la porte Saint Vincent, direction la Chaussée du Sillon. C'est toujours la plus belle baie du monde. Un peu de chauvinisme ne peut pas nuire; surtout quand il s'agit d’atterrir dans les meilleures conditions.
Pause prolongée




Retour vers le port et l'un des chantiers navals, où je retrouve Rapha, qui poursuit la rénovation de la Madeline. J'aurais l'occasion de revenir sur ce beau bateau, en prenant le temps des détails. Sous ce toit de taules, on ne peut pas dire que les conditions de travail soient idéales (la lumière non plus d'ailleurs, pour les photos)





A ces cotés, je découvre un Muscadet entièrement désossé; peut-être aurais-je l'occasion de suivre aussi l'avancée des travaux. 

Nous buvons un caoua bien chaud, en compagnie de Jeff; l'occasion d'évoquer ces périples à moto au Laos, histoire de me rafraîchir la mémoire, débordante encore, et désireuse de s'épancher.


Dimanche midi. Les petits déjeuners sont terminés. Nous filons vers la Guimaurais. Là, à l'abri de la Perle Noire, nous savourons une bonne soupe de poissons et quelques crevettes. Le paysage est splendide. A main gauche, l'Ile Besnard cache l'entrée du Havre du Lupin. Devant nous, la grande plage et les rochers où nous irons peut-être chasser avec les garçons cet été. A main droite, la plage butte sur la Pointe du Meinga; sans doute mon spot favori entre tous. De là, je distingue Chausey, où je rêve d'aller jouer au Robinson quand les jours seront plus longs et plus chauds; de là, je surplombe la baie de Saint Malo d'un coté et de l'autre les plages des Dunes du port et l'anse de la Touesse, séparée par le Pointe des Grands Nez.

Tous ces paysages m'aspirent et me ramènent aussi bien aux nombreux souvenirs qu'ils habitent qu'à ceux à venir.

Décidément, c'est quand même bon de revenir à la maison...

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