dimanche 5 janvier 2014

Du musée d'art moderne à Hauz Khaz Village

Hotel Shelton, Main Bazar, Pahar Gang

Quelques photos, mais trop peu de débit pour gérer correctement le transfert, et je n'ai pas vraiment le goût d'attendre. 
Il faudra à nouveau se contenter d'un descriptif pauvre et sec de la journée !

Les vidéos de Théodore eussent été plus appropriées pour restituer les ambiances que nous avons traversées; en particulier dans les cuisines de rue où nous avons décidé de nous arrêter, après nos relatives déconvenues gastronomiques, dans des restaurants par trop orientés vers une clientèle internationale.

Nous avons donc commencé par un bon masala dosa, accompagné du tchaï traditionnel. Nous étions prêts pour notre première destination : le musée d'Art Moderne de Delhi. La description du Routard n'était pourtant pas très engageante, mais nous passâmes outre pariant sur notre empathie pour l'art. Inaugurée par Sonia Gandhi en 2009, les nouveaux bâtiments, situés à proximité d'India Gate, abritent une large collection des plus hétéroclite. Mais au lieu d'une impression mitigée, nous fûmes surpris par de belles découvertes, et au bout d'une heure et demie, les enfants commençant à prendre trop de place, nous précipitâmes notre sortie. Les conditions de visite sont excellentes, en particulier dans les dernières salles, riches des dernières acquisitions, où nous étions quasi seuls.
Afin de continuer notre promenade dans New Delhi, nous décidâmes de nous diriger vers l'un des nouveaux quartiers branchés de la ville, Haus Khaz. Composé d'un entrelacs de ruelles lovée autour d'un lac, celui-ci est largement piétonnier. Dimanche est jour férié, et la foule se presse néanmoins aux abords de ce havre de paix. Les voituriers qui gèrent le trafic sont tout à leur affaire, arborant fièrement le fil de fer qui sert à garder les dizaines de clés de voiture dont ils ont la charge. Plusieurs de mes photos seront prises lors de cette déambulation : des tags pour l'essentiel, qui illustrent à nouveau l'émergence d'une culture urbaine moderne dont les repères culturels se retrouvent dans tous les grands centres urbains, teintés néanmoins, et c'est ce qui fait leur intérêt le plus souvent, par la culture dont ils sont issus.

Malgré une pause tranquille dans l'hotel "the Rose", à l'ambiance très cool, nous revenons vers Pahar Gang la populeuse. Marguerite s'endort dans les bras de sa maman; nous nous prenons à regretter la poussette, car déjà, son poids se fait sentir. Quelques bonnes brochettes de Chicken Tikka accompagnée d'une Veg Salad nous remettent d'aplomb pour aborder cette deuxième et dernière nuit à Delhi: en effet, les billets de bus (touriste) pour Macleod Gang (la mecque des hippies, dixit le Routard) sont pris pour demain soir.

Promis : les photos vont suivre...

samedi 4 janvier 2014

Day 1

Shelton Hotel - Main Bazar - New Delhi


Un voyage sans encombre, avec un air de nuit blanche. Marguerite au delà de la fatigue. Et une arrivée en fin de nuit au coeur de New Delhi, dans le quartier de Pahar Gang. L'atmosphère est emplie de l'odeur de feu de bois, sans que l'on sache si le brouillard est du à la pollution ou à l'hiver. Je m'attendais à un boulevard, mais l'hotel donne sur une rue qui a l'air bien tranquille à cette heure matinale. En attendant que le préposé accomplisse les formalités d'usage, je prends l'air. Les rickshaws entament leur ronde, me hélant au passage. Une vache passe son chemin, s'arrêtant à quelques pas pour se nourrir de quelques déchets. Quoique ensommeillé, mes sens cherchent à retrouver des repères. C'est trop calme.
Notre chambre n'étant pas libre, on nous propose une double pour nous reposer. C'est déjà sympa. Nous nous retrouvons à quatre dans un lit, et votre serviteur allongé sur une couverture à même le sol essayant de trouver le sommeil, alors que la rue commence à gronder. Nous sombrons bientôt dans un coma de quelques heures baigné par le vacarme de klaxonnes, de musiques et autres cris de la rue, qui nous rappellent de façon définitive où nous sommes.
Et j'y suis bien.

Les réflexes peinent à revenir, et nous nous retrouvons dans un restaurant plutôt conseillé par le Routard, donc adapté à des palais délicats. Bof ! Faisant fi de la fatigue qui nous assaille à nouveau, nous repartons vers Old Delhi la populeuse. Je me perds et préférons tester le nouveau métro pour atteindre Chandhi Chowk, à proximité de l'ancienne gare. Evidemment, nous sommes déjà très sollicités (notre air hagard et hésitant ne doit y être pour rien), mais l'attitude est serviable et les recommandations fiables. Je m'étonne du nombre encore très important de cyclo-pousses, et de la pollution à laquelle nous ne sommes vraiment pas habitués.

Notre errance devient hallucinatoire, sans but, alors que nous approchons du Fort Rouge, à qui marque l'est de Old Delhi. Nous nous laissons tentés par les omelettes au piment, qui sont servies avec ou sans pain de mie. C'est délicieux  ! Ce sera notre plaisir de la journée.
Nous mettons presque une heure à revenir sur Pahar Gang, étouffés par la fumée des pots d'échappement et agressés par la fureur des klaxonnes, dans une circulation dantesque. Tous les engins roulants s'y côtoient, se frôlent, les conducteurs semblant résignés dans l'ensemble. Evidemment, on a vu des dormeurs au au milieu de la voie, on a été abordés par des mendiants aux membres désarticulés, mais là où nous nous trouvons, point de Ferrari.
Ce faisant, tous nos interlocuteurs s'accordent pour s'étonner de notre départ vers Dharmsala, "too cold..."

20h15, et nous sommes parés pour une nuit que nous espérons réparatrice
Demain des photos

mercredi 1 janvier 2014

Adieu la Bretagne, bonjour l'Orient !

Saint Malo Beach, le 1er janvier 2014






Demain, nous épaulons nos sacs à dos, et filons vers Paris. Leur contenu a été étudié avec minutie. Séverine les a fait et refait; consulté plusieurs fois le médecin pour réduire au maximum les trousses à pharmacie dont nous ne nous sommes jamais beaucoup servis, mais qui pourraient nous sauver; au cas ou...
Nous pensions basculer définitivement vers le numérique avec les liseuses; mais l'attrait du papier a encore eu raison de notre désir de lire. Les livres s'imposent encore à nous comme des compagnons de voyage, dont la matière se prête aux échanges et aux souvenirs. Quelques kg en plus malgré tout !

Nous laissons Edgar à ses obligations scolaires, mais entre de bonnes mains. Signe du temps qui file et des occasions qui ne se représenteront plus. En tout cas pas dans les mêmes termes. Voyager, c'est s'arracher à la sécurité de son quotidien pour se laisser porter par le vent du désir et des rencontres. Cela peut être aussi un déchirement, même si le mot peut paraître fort. Nous repartons avec tous nos souvenirs et il a toujours été présent dans nos aventures. Nouvelle configuration de famille avec deux ans de plus que lors de notre dernier départ pour le Laos.

D'autres attentes sans doute, d'autres questions aussi. Et déjà, alors que l'itinéraire peine à se dessiner, des envies subites, comme d'aller voir les contreforts de l’Himalaya, et pourquoi pas en séjournant quelques jours à Macleod Gang, Dharmsala, chez le Dalaï Lama... Le Punjab et Amritsar, capitale des Sikhs,  ne seraient pas si loin avant de redescendre vers Varanasi... Pourquoi pas ?
Le premier arrêt à Delhi sera pour la gare et ses milliers de destinations. Alors, nous déciderons.


samedi 1 juin 2013

Régate des Zèbres, 1er juin 2013, à bord du Malamock



Inoui ! Tempête de ciel bleu assorti d'une bont vent de Noroît établi
Nous assistons à la remontée de la Rance, au près serré, d'une flotte de 50 bateaux au bas mot
Les bords sont courts, et les refus de priorité ont entrainé au moins une collision spectaculaire
Les 20 muscadets sont affutés et les équipages concentrés
Un tableau saisissant qui ne semble attirer personne : aucun bateau à moteur de spectateurs, qui pourrait profiter de cette belle régate pour redécouvrir le merveilleux estuaire de la Rance...



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jeudi 9 mai 2013

La saison démarre bien

Saint Malo Beach, le 7/7/13

Hier, nous étions déjà contents de ramener une prise, mais avec la frustration de n'avoir pu profiter de la marée. Les gros courants générés par les turbines du barrage doivent être pris très au sérieux.





En revanche, aujourd'hui, nous sommes presque à l'heure pour l'étal de la marée, et nous profitons d'une bonne heure sur des fonds très variés pour ramener une pêche qui arrive comme un encouragement . Mes papilles fondent d'avance...



après distribution et cuisson voilà le plat :



mardi 7 mai 2013

Émotions d'un jour comme les autres

La Haute Flourie, Saint Malo Beach




Treize heures ! Les tâches ménagères de la matinée sont à peu près derrière nous. Une plongée en Rance est planifiée. En la famille et les invités du jour, nous sommes dix à table. Les fragments de conversations fusent. Un sentiment d'urgence y règne, sans que je puisse comprendre en quoi cela serait justifié. 
Dernier arrivé, je suis à peine installé que j'aperçois un homme s'avancer vers la porte d'entrée. Le pas est décidé, porté par une allure déterminée. 70 ans environ. Je me lève pour aller à sa rencontre et probablement lui ouvrir la porte d'entrée. Je n'en ai pas le temps. Les coups qu'il frappe sur les carreaux  résonnent encore qu'il abaisse la poignée et pousse la porte. 
J'ai appris à ne plus m'en formaliser, même si je préfère toujours que l'on attende que j'ouvre la porte pour être invité à rentrer.
J'observe immédiatement son regard, posé sur l'escalier, au fonds du vestibule; comme hypnotisé. L'homme se tourne enfin vers moi alors que je lui adresse la parole. Sans préambule, il m'apprend qu'il est sous le coups de l'émotion : il a habité cette maison toute son enfance, et n'y était pas revenue depuis. Il me L'escalier est là, il en gardé un souvenirs précis, autant que diffus, contenant d'une émotion beaucoup plus large; presqu'une "madeleine". Et je n'aurais sans doute aucun mal à remplir des pages pour décrire ce qui se joue derrière le regard qui vibre devant moi.
Je ne peux malheureusement pas l'accueillir dans ces conditions; trop pressé. Au bout de cette minute pendant laquelle beaucoup de choses se sont dites, je ne peux que l'inviter à repasser le seuil de sa maison, quand nous aurons le temps de raconter son histoire.

Une heure plus tard, Malamock à la proue soulevée par le vent de nord, et nous nous dirigeons vers la pointe de Cancaval. Une demi heure dans l'eau, c'est court - je sais ! - mais suffisant pour vérifier que les araignées sont arrivées. Bien assez pour apprécier des fonds accessibles et riches de quelques poissons, coquillages et autres reliefs habités d'une flore foisonnante.

What else... 

jeudi 25 avril 2013

Ouverture de la saison



Enfin ! Après dissipation des brumes matinales, tempête de ciel bleu, et remontée des températures.
Le printemps nous donne enfin de quoi espérer. Nous en profitons pour filer dans la baie avec un Malamock tout beau tout prêt pour la saison.

La journée est étrange. Nous échouons sur Harbour, le temps d'un bon pique nique et d'une sieste réparatrice. Dame brume joue avec nous et nous retrouve, nous laissant comme isolés du monde sur une île déserte loin des côtes. Malgré cela le soleil darde ses rayons et nous brule pour nous laisser marqués par les premieres brulures.
Un désagrément, certes, mais tellement bienvenu, comme le signe effectif de la fin de l'hiver...
 
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dimanche 24 mars 2013

Arrivée à Istanbul





Evidemment, on peine à réaliser ce qui surprend le plus. Alors, on marche et on laisse son regard errer et s'arrêter. Sur les chats, qui remplacent ici les chiens dans d'autres contrées. Ils se ressemblent tous et l'on en croise beaucoup. Les seuls chiens que j'ai croisés sont des pitbulls et cela aussi m'étonne. 
Afin de prendre ses repères, nous déambulons quelques heures autour d'Istiklal, découvrant les rues très touristiques, même si la foule qui envahit les terrasses dans ces endroits, n'est pas marquée par son teint blême, au contraire. Le charme vient plus des ruelles et autres impasses disséminées entre deux immeubles, où l'on découvre une multitude de cafés qui sont autant d'invitations à écouter la ville et les gens qui l'habitent. Surtout dans ce quartier, marqué par une vraie modernité. Jusque sur les murs qui sont un territoire d'expression insolite; y compris pour des motifs politiques. On ne peut pas oublier que nous sommes en terre d'islam, alors qu'à intervalles réguliers, le muezzin vient lancer sa mélopée pour appeler les fidèles à la prière.
Mais les jupes, talons et couples que nous croisons nous font penser que la réalité est complexe et ne peut être réduite à des clichés. Même si Recep Tayyip Erdoğan et l'AKP, ont imprimé une nouvelle voie à la Turquie, en ramenant l'islam au premier plan.



Vivement demain !


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mardi 12 mars 2013

Tempête de neige au bord de l'eau


Saint Malo, le 12 mars, minuit vingt

Le vent souffle sans discontinuer depuis hier soir. Après une grosse journée de pluie, accompagnée de coups de tonnerre, la température a chuté. Samedi, je passai l’après midi à tailler les rosiers en bras de chemise. Dimanche, je rentrai du bois pour approvisionner la cheminée. Les mauvais augures annonçaient des chutes de neige. Je n’y croyais pas et rejetais ces divagations, pourtant soutenues par Météo France. Cet après midi, pourtant, alors que je m'aventurai à l’extérieur pour effectuer quelque tâche ménagère, je sentis les coups plus durs de la pluie qui se mélangeait de grêle. Il ne fallut pas plus d’une heure pour que celle-ci laisse place à une véritable tempête de neige. Revenu dans mon bureau que j’avais pris soin de chauffer auparavant, je contemplais la transformation du paysage.



Les grandes fenêtres d’atelier permettent à mon regard d’embrasser en enfilade la Sainte Barbe - l’atelier de Séverine - la maison dans son ensemble et au dernier plan, the Watchman, entouré du grand tilleul et du mimosas. Celui-ci est en train de perdre ses dernières boules, à mon grand dépit, puisque j’en vois à tous les coins de rue, encore resplendissants. Tout devint blanc. C’est peu dire que nous ne sommes pas habitués à cela. Passe encore pour le vent, quoiqu’avec cette force, il arrive généralement du sud ouest. Là, on sent la brise glaciale de la mer du Nord qui nous assaille en direct du nordet. Brrr ! Ainsi, le vent transporte les flocons, les balance en tous sens, dans un tourbillon de particules blanches, secouant dans le même temps les arbres et les bambous, ensevelissant les pousses des pivoines. Pourvu qu’elles ne prennent pas froid.
En fin d’après midi, je dois me rendre dans une station service afin de remplir mon réservoir. Le Defender pourrait devenir très important demain. Délaissant derrière moi le parc de la Briantais, je déboule sur le boulevard de la Rance et constate, qu’à l’instar des collégiens et lycéens à qui on a demandé de quitter l’école dès ce midi, les travailleurs quittent leur lieu de travail en masse. Les voies de sorties de Saint Malo sont bouchées, les véhicules à l’arrêt. Dès qu’une côte se présente, j’assiste à des patinages, des glissades, dont certaines se sont fatalement terminées par des froissements de tôle. (le vent gronde toujours dehors et comme toujours, j’appréhende le grand “crac !” d’un arbre qui tombe). C’est la première fois que j’assiste à une telle pagaille dans cette petite ville.
Une ambiance légèrement cataclysmique qui sonne comme le début d’un roman ou la reprise d’un blog.

Je vais reprendre la lecture de “L’art français de la guerre”, le Goncourt 2011. Le livre m’a intrigué lorsqu’une cousine de l’auteur m’en a parlé en des termes retenus. Ils m’ont fait penser à certains commentaires sur les “Bienveillantes”, proférés par des lecteurs n’ayant pas lu le livre. Et je suis maintenant dedans. Encore un achat effectué chez mon marchand de tabac. Un seul présentoir, et déjà pas mal de bouquins trouvés dessus, dont je garde le souvenir; ce qui n’est pas si mal. Ce pourrait même être mon premier critère d’appréciation, tant il est vrai que ma pauvre mémoire ne retient que très occasionnellement le titre et même le contenu des lectures qu’elle engrange. Je jalouse toujours les uns et les autres, capables de sortir des tirades ou de raconter une histoire.

La Haute Flourie, bénie par son mimosa



Merci à François Xavier et l'un de ses nombreux Polaroïd


 

lundi 4 mars 2013

vendredi 15 février 2013

Profitons du soleil !


Nous ne boudons pas notre plaisir aujourd'hui
Cet hiver est avare de belles journée
Quand elles arrivent, on en profite pour faire une longue course sur la grande plage de Saint Malo
On fait le tour du jardin et on s'arrête devant le mimosa, dont la couleur peut enfin éclater
Les amoureux de la Saint Valentin qui arrivent ce we vont pouvoir savourer ...


 
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vendredi 1 février 2013

Le Havre de Rothéneuf sous la neige

 
Le matin du 17 janvier, nous nous réveillons sous la neige. C'est toujours un évènement exceptionnel, qui ne dure généralement que quelques heures. Alors on s'empresse de courir la côte pour saisir quelques images.
Mention spéciale à Gérard Cazade, qui a réalisé ce jour là de très beaux shoots, à voir sur sa page Facebook  


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