vendredi 20 mars 2009

Ou l'on pense à la fin du chantier...

La Haute Flourie

Jeudi soir.


Dans un chantier, on voit qu'on touche le bout lorsque les vêtements commencent à se tâcher de différentes couleurs. Chaque mur, chaque sol, chaque plafond, laisse son empreinte sur les pantalons ou la vareuse. On recommence à penser aux aménagements, désormais en vue de leur fabrication et de leurs installations. On se redécouvre alors l'âme d'un décorateur ou d'un menuisier. Mon travail manque souvent de beauté dans la finition, il faut l'avouer, mais je ne saurais cacher le réel plaisir que je prends au travail du bois, même à mon niveau.

J'attends souvent la fin d'un chantier pour me faire le cadeau d'un outil qui m'a semblé utile, et que j'ai du emprunter pour effectuer certains travaux; il y eut un niveau de maçon, un perforateur, une scie sauteuse, une visseuse bien sur et une scie circulaire, aussi. Cette année, je compte ne pas attendre d'en avoir besoin pour disposer à temps d'une défonceuse. Un outil indispensable pour les menus travaux de menuiserie, comme la réparation ou la transformation d'une porte, les finitions pour des plinthes, notamment.

Depuis lundi, nous avons aussi un couvreur avec nous. La toiture de la tour était en ruine, et il importait de la reprendre à neuf. Bien nous en a pris. En désossant l'ensemble, Philippe a découvert une charpente en piteux état, en particulier au niveau de la sablière (le bas de la charpente, qui surplombe le mur de façade, sous la gouttière). Nous repartons donc avec une toute nouvelle toiture. Afin de nous faire plaisir, Philippe a même pris l'initiative de parer le fronton de la lucarne d'une fleur de lys en bois, qu'il a découpée à cet effet. Ce fut la surprise de la journée. Nous sommes restés "un peu" sur notre réserve du fait d'un sentiment mélangé, comme on le comprendra aisément. Nous sommes réellement touchés du fait que des personnes s'approprient la maison en nous adressant certains témoignages. Et celui-ci en est un, indubitablement. Seulement voilà, ce symbole nous renvoie à une identité dans laquelle nous ne nous retrouvons pas.

Bref, cette semaine porte ses fruits. J'appréhendais que nous ayons des difficultés à revenir dans le chantier après notre emménagement, mais le rythme a repris le dessus, et finalement, nous avons l'impression que nos délais seront respectés : à savoir, les parties communes et deux chambres en fonctionnement complet pour le premier week-end d'avril. Avis aux amateurs, car l'on peut considérer que cette date marquera l'ouverture officielle de la maison.

Les réservations sont ouvertes.

Séverine portera déjà la bonne nouvelle au salon Remp'arts et Chevalets, organisé par l'Atelier de Guillemette. Cette fin du mois de mars est l'occasion pour elle de revenir à son atelier pour se préparer à cette rencontre. Ce ne sont pas moins de 90 artistes qui partagent l'Espace Duguay Trouin (le bien nommé, venant de la Haute Flourie) le dernier week-end de mars. Dans la foulée, la maison ouvre ses portes et Séverine ira poser ces toiles au Fort National, le temps du long pont de Pâques.


Autant dire que les semaines qui viennent vont encore nous apporter du mouvement et, nous l'espérons, des sensations...


Depuis deux jours, nous vivons sans connexion ! Ecoutant peu la radio, nous nous retrouvons éloignés du monde et de son agitation. Les dernières nouvelles qui nous sont parvenues concernent la mort de Bashung, la prochaine demi finale du stade Rennais et quelques échos de la grande manifestation de ce jour (apparemment, des cours en moins à l'école, des bus espacés, …). C'est peu, il faut en convenir.

D'ici la fin du week-end, petite revue en photos de la maison...

Vite vite, le site web : les clients réclament des visuels avant de réserver...