lundi 2 mars 2009

Sév au parloir !

Petit bilan après ces 8 semaines de chantier intensif.
Certes il y a la prise de possession de la maison, comment on se l'approprie. Et c'est important. Mais le mode sur lequel je vis réellement toutes ces journées que nous passons là-bas, serait plutôt celui du voyage.
Nous ne sommes pas partis cette année, mais pourtant, beaucoup de faits, de moments que nous vivons là, me rappellent nos voyages. La première particularité de celui-ci est d'être un voyage immobile. Depuis 8 semaines, nous n'avons pas mis les pieds dehors. Mais nous ne sommes pas seuls. De nombreuses personnes cohabitent avec nous sur ce petit navire. Pour notre chance, malgré toutes les différences qui nous marquent, ce sont de belles rencontres. Nous partageons le même univers, et c'est la vrai ressemblance avec le voyage : les personnes que l'on y rencontre, quelles qu'elles soient, vous sont proches. La relation est immédiatement intime, du fait de l'intensité partagée à vivre ce que l'on vit.

J'ai quitté terre, je ne sais pas quel jour on est; seuls les enfants nous ramènent à la réalité du monde extérieur...
Sinon, toutes les personnes nous ramènent automatiquement à la maison, qu'ils viennent visiter, dont ils prennent des nouvelles, etc. Heureusement, certaines copines, et notamment Valérie, essaient valeureusement de me distraire de ces occupations en me proposant shopping, cinéma ou sortie... Mais Pierre-Yves me ramène aux priorités du moment : commande de carrelage, aller chercher du ciment, MAP, des lames, ou finir de peindre la chambre, et à penser à poncer les portes du salon avant de les peindre.

Une autre chose qui me ramène à nos voyages, concerne notre rapport à l'eau. Dans la plupart des pays, l'eau est un bien, précieux qu'on ne gaspille pas, surtout l'eau potable. Et bien là, on a pas le choix : nous vivons sans eau courante depuis deux semaines. Dieu soit loué, nous disposons d'un puits qui alimente la vaisselle et la chasse d'eau. J'ai quand même réussi à y faire tomber trois seaux. Il faut croire que j'ai du mal à assimiler les cours de matelotage de Marckau.

Dans cinq jours, il paraît que nous déménageons; je retourne donc à mes cartons...

Séverine