mardi 10 février 2009

No country for old men ?

Suis-je un vieil homme ?
Comme celui décrit par Cormac mac Carthy, et repris par les frères Cohen dans le titre éponyme ?
Celui qui se demande s'il doit renoncer à être dans la vie quotidienne de sa cité car ce qu'il y voit le dépasse par la violence et l'apparente absence de valeurs qui y règne...
Enfant de la crise, abreuvé par le dogme de la social démocratie et du libéralisme, j'ai du me résigner à la fin des utopies. La chute du mur signifia la "fin du politique" avant que les islamistes radicaux lance leurs cris vengeurs à l'encontre d'un mon inique. D'un autre coté, l'admission des ploutocraties chinoises ou russes dans le sein d'institutions censées représenter les économies dominées par les valeurs humanistes jetait les masques d'une sorte de mascarade : l'argent est le seul et unique dieu !

L'un des dialogues qui illustre le mieux, pourtant, l'idée du film, rassemble le père et le fils (Tommy Lee Jones). Le père lui raconte une histoire ou le vieil oncle vit ce moment où il se sent dépassé, comme si ce n'était qu'un éternel recommencement, une période de la vie pendant laquelle on sort de la réalité...
Quid novi sub sole ???

La crise que nous traversons va-t-elle renverser les rôles et remettre au goût du jour, dans la conscience de nos enfants, la pensée politique ? existe-t-il un espace de réflexion dans la cité qui permette d'imaginer une humanité plus juste et moins violente pour demain ?

No country for old men ??


Il existe pourtant des rebelles, pour qui la nouveauté n'est pas synonyme de mieux. Je le note en passant, car je me reconnais pour partie dans leur démarche : je fais allusion aux créateurs de The Chap ! un magazine de mode ou les modèles seraient Blake et Mortimer, les héros d'Agatha Christie ou peut-être ceux d'Henry James... Forcément anglais, pays ou les traditions et les vieilles choses suscitent le respect : il n'est qu'à voir le défilé de vieilles automobiles qui viennent faire un tour sur le continent aux beaux jours. Pas une seule française (la prime à la casse ne date pas d'aujourd'hui : on a toujours systématiquement ringardiser l'ancien) ! Ces voitures sont forcément inconfortables, lentes et polluantes, mais classes. Beaucoup plus en tout cas que les ordinateurs en plastique moulé sur quatre roues, qui s'apparentent quasiment à du consommable.

Nous, on a choisi la 2 CV et on rigole bien !