mercredi 18 février 2009

Qu'est ce qui se passe en ce moment ?

L'Allemagne est prête à nationaliser certain établissement bancaire
Paris se fait critiquer par Berlin et Bruxelles pour l'ampleur de ses déficites
Pourtant, le montant de son plan de relance n'est que de 0.7 % du PIB alors qu'il approche ou dépasse les 2 % pour la plupart des pays, dont les plus grands...
A quoi tient l'idée européenne pendant ces temps de doute, de manque de confiance
Qu'avons-nous fait, que faisons-nous de l'idéal de coopération que des personnes comme Jean Monet, ont insufflé à la sortie de la guerre ? le foisonnement créatif, l'espoir et l'envie ont servi de terreau à cette génération, qui ne voulait plus revoir la souffrance de la guerre.
Dans l'esprit de tout un chacun, je serais prêt à le soutenir, l'Europe n'est pas un idéal politique
Alors que c'est le seul horizon, dans ce monde mélangé, changeant, multiple, qui peut permettre à notre identité collective de s'épanouir.
L'entreprise de Nicolas Sarkozy qui nous semble confondre la réforme (ou le "réformisme") de l'état, afin d'en faire un état moderne et adapté au monde contemporain, avec sa mise sous contrôle, est pathétique.
Et l'on ne puit dire que les autres nations de notre Union, montrent mieux l'exemple. C'est en est risible !
"Tout ça pour ça !" doivent se dire les fondateurs de la CECA
Toute cette énergie que nous avons donnée pour créer une communauté d'actions et de décisions avec nos voisins, sur le fondement que la coopération et la paix valent mieux que tout pour se guider...

Mais le grand Oncle Sam, qui a si bien su veiller sur nous depuis un siècle pratiquement, donne des signes de faiblesse. Jamais la confiance dans son énergie, justement, et sa volonté de puissance n'a été aussi vascillante; car peut-être n'y a-t-on jamais mis autant d'espoir ?
Des forces nouvelles émergent, dévoilant des lieux de rayonnement culturel, économique et politique qui forcent le questionnement; normalement veux-je dire. Il n'est pas si évident pour le citoyen et le représentant du Peuple d'accepter l'idée de réformer sa vision du monde et de la marche des choses.
C'est trop souvent qu'on l'entend comme une menace, même voilée sous l'hypocrite dénommination de "défi", alors qu'il ne s'agit simplement que d'un fait.

On me relatait récemment que tel pays pourrait autoriser la transformation des spermatozoïdes en ovules, ce qui permettrait à deux homosexuels de donner naissance à un enfant que l'on doit qualifier de (scientifiquement) naturel. Cela même n'est pas choquant. Ce type de perspectives doit être intégré à toute forme de pensée politique aujourd'hui. L'organisation de la cité et la mise en forme de la culture contemporaine peut générer à terme l'avènement d'une espèce humaine au modèle unique. On va même plus loin que Joe Haldeman, dans la "Guerre Eternelle", qui envisage quand même la persistance d'une différence sexuée entre deux êtres.
William Mandella, le héros, renoncera à la perfection de l'unique pour l'imperfection de sa liberté, la certitude contre le doute...

Un autre débat, sur lequel nous reviendrons avec TAZ.

Encore une journée de marteau-piqueur. La façade extérieure de la voute est magnifique. J'ai retrouvé deus pierre taillée dans le mur, qui, percées en leur milieu, permettait la mise en place d'une gouttière dans le mur. Splendide !