samedi 21 janvier 2012


Si Phan Don, Don (île) Khong – 21h30



Prendre ses cliques et ses claques à 7h00 ce matin pour quitter Paksé fut une excellente décision. Après avoir pousser quelques portes et assister à une procession de moines, je trouvai enfin des billets de bus direction les Quatre Mille Iles... Probablement les derniers d'ailleurs ; toutes les places assises sont occupées, et l'allée centrale couverte de sacs à dos. Fort heureusement, nous serons les seuls, avec deux chinoises, à choisir Don Khong, tout le reste allant vers d'autres iles.
Situé à l'extrême sud du Laos, cet archipel qui s'étire sur une cinquantaine de km, doit son nom au nombre important d'iles et d'ilots qui parsèment le Mékong, qui peut atteindre 14 km de largeur ; la plus importante sur ses 4350 km. Ouvertes au tourisme depuis quelques années, trois iles, essentiellement offrent des hébergements, du plus rustique jusqu'à la villa néocoloniale. La plupart des guesthouses sont installés sur la rive est du fleuve. En descendant du bus, nous comprenons tout de suite que nous venons d'arriver dans un petit paradis, encore en dehors du temps. Ici, un seul cybercafé, presque pas de circulation (l'ile sur laquelle nous nous trouvons est la seule qui dispose d'une route faisant sont tour). L'activité principale, une fois sorti du village reste l'agriculture. Certes, on ne prépare plus les rizières avec des socs tirés par des buffles, mais ils sont encore bien présents.








De nos chambres, au premier étage de la maison, nous avons une vue plongeante sur l'un des principaux bras du Mékong, large d'un bon kilomètre. Le panorama est splendide, même par cette chaleur écrasante, qui, au fur et à mesure de notre descente vers le sud, devient de plus en plus écrasante ; au bas mot 35° C. Nous disposons d'une terrasse ainsi que d'une vaste véranda sur pilotis, sur le flanc de la rive. En bas, un petit ponton sur lequel viennent accoster des pirogues de pêcheurs.



Passé 16h, nous voulons profiter du coucher du soleil et entamons une marche le long d'un sentier qui serpente le long de la rive. Nous longeons des maisons traditionnelles, qui nous plaisent beaucoup : montées sur pilotis, la partie habitable est réservée à l'étage. C'est la partie propre, qui sert aussi à entreposer les denrées importantes, comme les réserves de riz. Souvent, nous apercevons les ustensiles de cuisine sur l'un des flancs, ouvert. Au rez de chaussée, en revanche, l'espace en terre battue accueille les outils, il sert aussi d'atelier ; un grand lit-banc fait partie du mobilier. Tout est en bois, en bambou, ou en métal pour la batterie de cuisine. La basse cour est composée de poules, d'un cochon, parfois de pintades ou de canards, d'un ou de plusieurs buffles. Nous croisons et discutons par gestes avec des gens très simples, mais avec qui nous prenons plaisir à sourire. Ils s'étonnent tous de nous voir avec quatre enfants. Nous constatons vite que les conditions d'accès aux soins (peau, dentition, nutrition) ne sont pas assurées. De fait, nous sommes loin de la ville et sans doute dans les régions les plus reculées que nous visiterons. Pourtant, il faut quand même les considérer comme privilégiées par rapport aux populations qui vivent dans les montagnes. On garde en tête que le Laos reste l'un des pays les plus pauvres ; pour le moment.

Nous avons posé nos sacs pour trois nuits certainement. Demain, excursion en bateau en direction de cascades et exploration de l'archipel...










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