jeudi 19 janvier 2012

Welcome in the Paksé !



Vilaysing Guest house, 19h





La dernière visite au temple était une bonne manière de saluer notre départ. Nous commençons à apprivoiser les gestes de la prière et nous accoutumons à la vie de ces lieux religieux qui sont totalement imprégnés de la vie quotidienne de tout un chacun. Une vie protéiforme y règne, à laquelle nos esprits si pétris de la culture catholique, ont bien du mal à cerner. Tout se passe comme si le temple était une extension de la maison, avec la simplicité des gestes et de l'accueil qui l'accompagnent.

Pour autant, nous sommes rapidement ramenés à une autre réalité lorsque nous arrivons à la gare sud de Vientiane. La nuit est illuminée de grands bus multicolores, comprenant deux étages de couchettes. Le couloir central dessert des rangées de deux couchettes de part et d'autre, et au fonds, un vaste carré de 1,75 m de profondeur sur un peu moins de 2,5 m de large, que nous récupérons. Nous gagnons sur le fait de ne pas avoir à partager de couchette avec un étranger, mais perdons en réalisant que nous sommes allongés sur le moteur.
Quoi qu'il en soit, une fois servis les petites portions de riz et les bouteilles d'eau, la lumière s'éteint. Il est 21h; nous partons pour un long trajet de 11h. Tout le monde n'a pas bien dormi, loin s'en faut. En qui me concerne, j'ai sans doute eu ma plus longue nuit de sommeil depuis le début du voyage, même si elle fut quelque peu hachée.



Nous arrivons sous un soleil de plomb; il est à peine 8 heures, et je me demande comment nous allons faire pour effectuer un aller retour à Champassak dans la journée, si la chaleur nous écrase déjà en début de matinée.
Nous trouvons rapidement une guesthouse, propre, dotée d'une chambre familiale suffisamment spacieuse pour nous 6 et bon marché; la douche tiède est savoureuse, avant une bonne soupe, qui finit de nous revigorer.  Làs, mon programme est déjà à l'eau : la sieste est impérative, et nous n'aurons pas le temps d'aller visiter le vieux temple Siam de Champassak. Je peste un peu car la ville n'offre a priori aucun attrait, si ce n'est par son atmosphère "tranquille". Une fois marguerite réveillée, nous quittons l'hotel avec Vincent,   Christelle et leurs deux garçons, qui ont effectué leur voyage sur le thème de l'école. Vincent étant photographe, je recommande vivement la visite de leur blog.


Notre promenade relève plus d'une divagation dans la ville que de la découverte. Seule la découverte d'une école monastique me retiendra. Les jeunes moines sont accueillants, souriants et prêts au dialogue. J'y reviens en fin d'après midi pour y apprécier le coucher de soleil sur le Mékong.










Le retour est plutôt scabreux. Nos compagnons de route ont retrouvé des amis, et, en rentrant de leur diner, l'un des enfants casse la poignée de porte. Le dialogue s'envenime avec la tenancière, qui est passablement ivre. Le ton monte suffisamment, pour qu'un homme, son père probablement, arrive à notre étage avec un coupe coupe en menaçant Christelle. Il faut dire qu'il ont passé l'après midi à s'abreuver, et qu'ils sont dans un état lamentable. Bien sur, ils quittent leur chambre et nous les accompagnons pour trouver un nouveau lieu où dormir.
Nous avions formé le projet de passer la journée à moto demain pour visiter le plateau des Boloven... Nous laissons tomber. Plus vite nous aurons quitter Paksé, mieux je me sentirais. 
Direction les Quatre mille Iles







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