dimanche 22 janvier 2012

Sunrise to sunset on a motorbike, variations sur le Mékong





Mekong RiverInn, dimanche 22 janvier, 6h30

Un nouveau jour se lève sur le Mékong. Si ce n'était une radio locale que nous entendons au loin, le calme serait parfait.
Je serais bref ce matin, car le temps m'est compté.
Ce matin, une dédicace, chères lectrices et chers lecteurs, de ces instants d'éternité qui nous sont offerts ici, dans ce morceau de paradis.



Le marché d'hier fut une expérience édifiante. L'habitude des étals luxuriants des villes nous a fait oublier la pauvreté de certaines régions. Vers 6h, nous enfourchons deux vieux bilclous pour nous rendre au marché. Nous trouvons enfin au nord ouest de la bourgade, un grand champ sur lequel sont étalés les produits. Ici, que des vélos ou des honda cubes, une sensation d'espace, liée, sans doute, au nombre relativement restreint des chalands. En fait, on réalise qu'il y aurat presque plus de monde derrière les minces étals que devant. Deux ou trois gargottes vendent des soupes et des brochettes, mais nous n'y voyons personne.
Puis, soudain, une groupe d'une quinzaine d'Italiens débarque, mitraillant à tout va, parlant fort. Nous avons nos légumes et quelques bananes. Il est temps de rentrer.


D'autant que nous devons nous préparer pour la fameuse balade en bateau. Làs, une fois à la maison, la tenancière me reproche de ne pas avoir confirmé, et son gendre n'est pas prêt. Nous jetons un coup d'oeil au bateau et apercevons un commis qui arrive avec une pompe pour évacuer l'eau qui alourdit dangeureusement l'esquif. Même à bon prix, nous renonçons de suite au projet, avec ce bateau là en tout cas. Entretemps, la pluie s'est invité, et nous découvrons le Mékong sous une belle pluie chaude d'été. L'orage s'annoncerait-il ? Dans le doute, nous remettons à plus tard la promenade, et nous rabattons sur la moto, sont rapidement trouvées et négociées.

Sous une légère bruine, nous quittons la guesthouse pour reprendre le chemin qui longe le fleuve, là où nous l'avions laissé la veille. Les garçons sont enchantés de pouvoir conduire ces engins, nettement plus puissants que la mobylette d'Edgar. Nous cheminons tranquillement, nous arrêtant fréquemment pour échanger quelques sourires et d'autres informations relatives au nombre d'enfants que nous avons, à l'âge de Marguerite. A l'embarcadère de l'île, nous croisons une autre famille avec quatre petites filles, partie de la région parisienne pour un tour du monde de deux ans, en camping car. Nous envisageons de nous retrouver à Angkor, avec un peu de chance. On peut suivre leur périple sur Break Around the World.

Nous finissions notre matinée au nord ouest de l'ile. De l'autre coté du bras du fleuve, nous distinguons un village, premier contact avec le Cambodge. Si nous l'avions souhaité, nous aurions pu franchir la frontière à cet endroit, sans même avoir besoin d'un visa. Bien sur, nous n'aurions pas pu aller bien loin après : la plupart des hotels exigent votre passeport...
Nous éprouvons une forte sensation de liberté, comme il se doit pour des motards accomplis !
Après avoir accompli le tour par le sud, nous décidons de finir lla boucle dans l'autre sens pour nous rendre sur la côte ouest et profiter du coucher de soleil. Le résultat est splendide. Tel un point d'exclamation inversé, comme je n'en ai jamais vu je crois...
Il nous faudra presque une heure pour rentrer de nuit. La conduite est plus compliquée : on doit faire attention aux buffles, aux vaches ou autres volatiles qui traversent la route ; les moustiques et surtout les moucherons envahissent l'air et nous fouettent le visage, menaçant notre vision ; enfin il faut gérer de nombreux nids de poule qui parsèment la chaussée. Nous arrivons à bon port, et nous rassasions avec un bon lap chicken, quelques sticky rices, vegetables fried rice, et surtout des fruit shake pour les enfants ; je me contente d'une bonne Beer Lao...
A la fin du diner, nous retrouvons Vincent et Christelle, qui sont arrivés par le bus du matin. Je prends un moment pour discuter avec eux, mais il me faut bientôt rentrer pour travailler. Je m'endors presque sur les photos que je dois trier et n'aurais pas le temps de lire ce soir. La journée a été épuisante.






















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